Affichage des articles dont le libellé est Articles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Articles. Afficher tous les articles

lundi 9 avril 2012

Les descendants des Daces dans le pays des Vikings - Lili Mihut

La prof Liliana Mihut nous décris une expérience Comenius avec son école.

Dans la période 4-9 mars 2012, a eu lieu la deuxième étape du partenariat Comenius multilatéral du projet BEING YOUNG IN EUROPE, mis en œuvre avec le soutien financier de la Commission européenne. Les hôtes étaient des étudiants et des enseignants de l'Ungdomsskole de la Spjelkavik, établissement situé dans la ville norvégien de Alesund.

L'objectif principal de la coopération dans le cadre de ce projet, est l'introduction de la dimension européenne et de la promotion du multiculturalisme, et les objectifs généraux sont: amélioration de la qualité de l'éducation grâce à des échanges d'expérience et les meilleures pratiques avec les enseignants et les étudiants des institutions similaires de l'étranger; formation et développement d'un esprit de respect des valeurs européennes en encourageante la tolérance et le dialogue interculturel; la participation active des partenaires sociaux dans la vie de l'école en établissant des relations de partenariat avec les parents des élèves et la collectivité locale.
L´équipe de Licée Bănăţean de Oţelu Roşu avaient les quatre étudiants: Diana Băilă, Casiana Mihut et Razvan Cristian Pop Bidilici, accompagnés de trois professeurs: Prof. Liliana Mihut – la professeur coordonateur de projet, la professeur Totostean Amalia et le profeseur Ion Cubin. Le tout fut achevé en Alesund par avion, au départ de l'aéroport de Timisoara et l'hôte de deux appels, la premier à Munich en Allemagne et la deuxiéme à Riga en Lettonie, arrivée à l'aéroport que Vigra est situé sur l'une îles de la ville de Alesund.
En plus d'assister les heures de cours, pris en charge par des enseignants de l'Ungdomsskole Spjelkavik Alesund, les activités de programme également ont inclus la chorégraphie de la musique de l'hymne, que a été composée par les équipes participant à la première étape du projet, qui a eu lieu à 56 Mittelschule der Stadt Leipzig, en Allemagne, ainsi que la préparation de recettes traditionnelles, spécifiques à chaque pays, partipante. 
Dans le cadre du projet n´ont été pas négligées les activités des loisirs, le programme a inclut une visite de la ville en bus, visite du phare sur l'île de Godoya Alnes, un arrêt sur l'Aquarium de Atlanterhavsparken (un des plus grands aquariums en Europe) et un déjeuner au Restaurant Fjellstua, situé sur l'un de l'hauteurs de Norvoya, qui offre une vue panoramique sur la ville tout entière. Une autre visite importante a eu lieu dans la Hôtel de ville de Alesund, où les équipes de projet ont été reçus par le directeur municipal de la ville, il a présenté des données liées au développement de la communauté.
La dernière journée a été consacrée à la rédaction des conclusions. Le soir, le hall central de l'école de l'hôte a été transformé en une disco Hall, des équipes de projet prenant l'adieu sur les rythmes de pièces dans les classements internationaux.
Article écrit par : Liliana Mihut, profeseur de Licée Banatean

vendredi 2 mars 2012

« Comment est organisé le système d’enseignement dans son pays » (RD Congo)


Chers copains,
Je vous adjoins ici un article de notre partenaire Didier Lungu sur l'Enseignement à la RD du Congo. 

Bonjour à tous,
En tant qu’acteur dans le secteur éducatif, il m’est venu à l’esprit, dans le cadre de notre revue, de partager avec tout le monde la manière dont le secteur de l’enseignement est organisé dans mon pays, la République Démocratique du Congo, RDC.
Mais avant tout, voici la carte postale de mon pays :

Pays d'Afrique centrale de 2 345 410 km², plus de 4 fois la France et 80 fois la Belgique en superficie, la République démocratique du Congo est frontalière avec 9 pays voisins à savoir : la Centrafrique et du Soudan au nord, l’Ouganda, Rwanda, Burundi et de la Tanzanie à l'est, Zambie au sud, Angola au sud-ouest et du Congo Brazzaville à l'ouest.
Scandale géologique, la RDC abrite la deuxième forêt tropicale après celle de l’Amazonie (2ème poumon mondial), ses ressources minières sont localisées au sud du pays, dans la région du Katanga.
Capitale : Kinshasa (10 millions d'habitants)
Régime politique : République à régime présidentiel
Démographie
Population totale : 66 millions d'habitants
Densité : 28 hab./km²
Indice de fécondité : 6,7
Croissance démographique : 3,2%
Espérance de vie : Femmes : 50,4 ans - Hommes : 47,2 ans
Société
Ethnies : Lubas, Kongos, Mongos, Zandés, Rundis…
Langues : français, lingala, swahili
Religions : catholiques (50%), protestants (20%), kimbanguistes (10%), musulmans (10%)
Alphabétisation : 67%
Développement humain : 176e / 182 pays (PNUD, 2009)
Economie
Monnaie : franc congolais
Croissance : 2,8% (2009)
Inflation : 46,2% (2009)
PIB par habitant : 171 $
Chronologie
30 juin 1960 : Indépendance de la République du Congo, ancien Congo belge, sous la présidence de Joseph Kasa-Vubu. Patrice Lumumba, leader nationaliste devenu Premier ministre, est évincé en septembre par Joseph Mobutu. Il sera assassiné en janvier 1961.
1965 : Mobutu prend le pouvoir après la destitution du gouvernement de Moïse Tschombé. Il restera chef de l'Etat jusqu'en 1997.
1971 : Le pays est rebaptisé Zaïre.
1997 : La rébellion menée par Laurent-Désiré Kabila s'empare du pouvoir à Kinshasa. Le Zaïre devient République démocratique du Congo (RDC). Mobutu meurt en exil à Rabat.
1998 : La RDC, alliée à l’Angola et au Zimbabwe, affronte des rebelles venus du Kivu et soutenus par le Rwanda et l’Ouganda. Le conflit fera plus de trois millions de morts.
2001 : Laurent-Désiré Kabila est assassiné. Son fils Joseph Kabila lui succède à la tête de l’Etat.
2002 : Accords de paix de Pretoria prévoyant un partage du pouvoir entre les différentes parties.
2003 : Nomination d’un gouvernement d’union nationale.
2005 : Référendum constitutionnel devant permettre la tenue d’élections, approuvé à 84%.
2006 : Joseph Kabila est élu président au second tour avec 58% des voix devant le vice-président Jean-Pierre Bemba.
2010 : Remaniement du gouvernement.
2011 : Le 28 novembre, élections présidentielle et législatives. Onze candidats, dont le président sortant Joseph Kabila, briguent la magistrature suprême. Le 9 décembre, Joseph Kabila est proclamé vainqueur de la présidentielle par la commission électorale. Il prête serment le 20 décembre 2011.
Le 16 février 2012, 1ère session de la nouvelle assemblée nationale issue des législatives du 28 novembre 2011.

SYSTEME D’ENSEIGNEMENT EN RDC

Il sied d’introduire en disant que L’enseignement en RDC ne commence qu’en 1906 avec la signature de « la convention du 26 mai 1906» entre le Saint-Siège apostolique et le gouvernement de l’Etat Indépendant du Congo. Il avait comme mission première de répondre aux désirs d’évangélisation des missionnaires, notamment catholiques, et aux besoins de la métropole de former des cadres d’exécution au service de l’économie et de l’administration territoriale.

Les intentions de ces objectifs sont bien annoncées dans l’introduction de la convention du 26 mai 1906 :
« Le Saint-Siège apostolique, soucieux de favoriser la diffusion méthodique du catholicisme au Congo, et le gouvernement de l’Etat Indépendant, appréciant la part considérable des missionnaires catholiques dans son oeuvre civilisatrice de l’Afrique centrale, se sont entendus entre eux et avec les représentants de missions catholiques au Congo, en vue d’assurer davantage la réalisation de leurs intentions respectives.
A cet effet, les soussignés Son Exc. Mgr Vico… Nonce apostolique…. Dûment autorisé par S.M. Léopold II, Roi Souverain de l’Etat Indépendant, sont convenus des dispositions suivantes : … »

Aujourd’hui, le système d’enseignement en République Démocratique du Congo comprend quatre niveaux de formations :
• Ecole maternelle, qui n’est pas obligatoire.
• Ecole primaire : 6 ans de formation. La fin de la formation est sanctionnée par un certificat d’école primaire qui donne accès à l’enseignement secondaire.
• Enseignement secondaire : 6 ans de formation
- Cycle d’Orientation (CO) : 2 ans de formation. Le brevet du CO sanctionne la fin du cycle et donne accès aux humanités
- Humanités : 4 ans de formation. Un examen organisé par l’Etat à la fin du cycle, examen d’Etat, sanctionne la fin de la formation par un diplôme d’Etat. C’est ce diplôme qui donne accès à l’enseignement supérieur et universitaire
• Enseignement supérieur :
- Instituts supérieurs
- Universités
A l’institut supérieur comme à l’université, de façon générale, la formation se fait à deux niveaux :
 • Niveau graduat : 3 ans de formation (3 ans). Le diplôme de graduat sanctionne la fin des études de graduat.
• Niveau licence : 2 ans de formation, 1ère et 2ème licence. Le diplôme de licence qui sanctionne la fin des études de licence.

L’Etat fixe les programmes et contenus des enseignements ; organise des examens d’Etat et reconnaît les documents sanctionnant la fin des cycles (certificat, brevet, diplômes).

Quant à la gestion de ces structures de formation, bien que nationalisées, l’état maintient les réseaux, notamment de la maternelle aux humanités. Il continue à gérer les établissements « officiels » ; les missionnaires (catholiques et protestants) les établissements conventionnés ; les particuliers les établissements privés agréés.
L’Etat gère l’enseignement supérieur et universitaire. Les congrégations (catholiques et protestantes) viennent de créer leurs universités (Université Catholique et Université Protestante) qu’elles gèrent. L’Etat reconnaît les diplômes délivrés dans ces universités.
D’autres Instituts Supérieurs et Universités privés existent dans le territoire national. L’Etat ne reconnaît les diplômes que de ceux et celles qui ont été agréés. 
La formation des enseignants n’est pour le moment assurée que par l’Etat dans les Humanités pédagogiques, Instituts Supérieurs Pédagogiques (ISP) et l’Université Pédagogique Nationale (UPN).

La formation à l’enseignement se fait dans :

1- les Humanités pédagogiques pour les enseignants de la maternelle et du primaire. Les cours privilégiés ici sont la pédagogie générale, méthodologie et psychologie de l’enfant. C’est la continuité de l’orientation donnée par les missionnaires à la création des écoles normales.
Il arrive, selon le besoin, que les finalistes des autres humanités (scientifiques, littéraires, etc)soient engagés comme enseignants dans ces deux niveaux.
2- les Instituts Supérieurs Pédagogiques (ISP) pour les enseignants de l’enseignement secondaire :
- Graduat (3ans) : enseignants du cycle d’orientation (CO) ;
- Licence (2 ans) : enseignants des humanités.
Les formations sont faites par discipline (mathématiques, français, histoire, etc) et les méthodes d’enseignement sont adaptées à chaque discipline.
3- L’Université Pédagogique Nationale de Kinshasa (UPN) pour les enseignants de l’enseignement secondaire et supérieur. La dimension d’université de cet ancien IPN permet la mise en place des écoles doctorales pour la formation des enseignants du supérieur.

Il y a actuellement, en plus des écoles doctorales de l’Université, la Chaire de l’UNESCO en Science de l’Education – Option Didactique des disciplines et évaluation. Sa mission est de promouvoir un système intégré de recherche, de formation, d’information et de documentation dans le domaine, de favoriser :
« - le développement de la recherche en matière en offrant aux différents pays de la région Afrique Centrale une
structure de formation de haut niveau en sciences de l’éducation directement reliée aux opérations de recherche.
- le développement des recherches de haut niveau sur l’éducation dans les pays de la sous-région en vue
d’éclairer des réformes pour la mise en place d’un système éducatif non importé, ouvert à l’évolution du monde
en changement, plus accessible à tous les jeunes des Etats concernés parce que fondé sur les vraies valeurs, les préoccupations réelles, adapté aux mentalités de la région.
- la préparation, au travers de ces recherches, des diplômes d’études approfondies, des doctorats et des « postdoctorats » en didactique des disciplines et évaluation dont les productions scientifiques permettront d’approfondir et de préciser la connaissance et la compréhension des réalités et des possibilités éducatives des différents pays.
- la présentation, l’analyse et le développement utile de la recherche dans la région.
- le fonctionnement des laboratoires et autres outils de recherche nécessaire à l’encadrement.
- un rayonnement dans la sous-région par son ouverture aux meilleurs cadres et étudiants originaires de celleci, par un encadrement de qualité et par la diffusion de ses travaux. »

4. Les écoles doctorales des universités congolaises et étrangères pour les enseignants du supérieur et des chercheurs.
Il est à noter que si au niveau supérieur (université et Institut supérieur), les étudiants se présentent au cours dans n’importe quelle tenue, à l’école par contre, les élèves se présentent en uniforme pour ne pas afficher les différentes classes sociales (niveau de vie) auxquelles ils appartiennent dans leur famille.
L’uniforme est constitué d’une chemise ou d’une blouse de couleur blanche et d’une culotte (niveau primaire), d’un pantalon ou d’une jupe (niveau secondaire) de couleur bleu.
La couleur blanche du vêtement du dessus protège contre les rayons solaires.

Voilà, dites nous chez vous comment ce ?

Didier LUNGU
Encadreur scolaire/Formateur Professionnel


lundi 31 octobre 2011

Notre vécu d’étudiants

Ici, un article des élèves de Paris, envoyé par Linda.

"Notre Lycée :
Nous sommes étudiantes au lycée Maria Deraismes dans le 17ème arrondissement de Paris.

Dans notre établissement, il y a plusieurs sections :
  • Accueil Relation Clientèle
  • Commerce
  • Comptabilité
  • Vente Négociation
  • Secrétariat

2. Notre section :
Nous avons choisi d’être hôtesses d’accueil et donc de nous consacrer à l’accueil du public, clients, administrés ou usagers. Cela signifie que nous pouvons travailler dans une grande entreprise, dans une petite société ou dans une administration.
3. Nos contraintes :
Notre métier veut que nous ayons une tenue impeccable. Le personnel d’accueil est la première personne que le client voit. Elle est à l’entrée et est disponible pour donner des renseignements.

4. Nos vêtements :
Tous les lundis au lycée, nous portons une tenue professionnelle. Il s’agit, pour les garçons d’une veste noire, d’un pantalon noir, d’une chemise blanche et d’une cravate.
Les filles ont un costume pantalon ou jupe, également de couleur noire et une chemise blanche. Nous portons un foulard qui
représente le lycée.

5. Notre avis :
Moi, je souhaiterais plus tard faire une formation d’agent d’escale dans un aéroport.



Linda, je ne peut pas y adjoindre les photos du document... Passe-me-les par mail et je les mets au blog. Merci.

dimanche 2 octobre 2011

Apprendre par le jeu

Linda nous a envoyé un article!!! Merci Linda.

"Je voudrais vous livrer mon expérience de l’apprentissage par le jeu. On ne peut se rendre compte à quel point le jeu est un allié de taille.  Plus particulièrement dans le domaine de la maîtrise de la langue française.

L’élève en difficulté n’ose pas prendre la parole. Il éprouve une double crainte : ne pas comprendre tout ce qu’on lui dit et ne pas réussir à s’exprimer.

Ouvrir une boîte de jeu, c’est accéder à un nouveau monde. On choisit sa couleur : un  pion rouge, bleu, jaune ou vert… la magie opère ! On est déjà attiré, prêt à s’investir ! On brasse les cartes, on avance son pion.  La curiosité et l’intérêt sont au rendez-vous. Le professeur explique le jeu. On questionne, on apprend. Le jeu est associé à l’enfance, à la détente. Les souvenirs de bons moments passés reviennent à l’esprit. On baisse la garde et on ose parler.

Le jeu, c’est convivial. On n’est plus en situation d’échec face à un adulte qui sanctionne d’une note un apprenant. On peut gagner contre lui ! Et si on perd, ça n’a pas d’importance car la partie suivante, tout est remis en question.

Quand la boîte se referme, on a appris des mots. On a décrit des situations. On sait qu’on peut et surtout, on fait confiance à son partenaire de jeu. Et faire confiance à l’autre, c’est le début du dialogue."

Linda